Adieux à la France et à l'Europe

Adieux à la France et à l'Europe

Auteur(s) : Napoléon Bonaparte

Catégorie(s) : Biographie, Histoire

Édition : Mazeto Square

Date de publication : 05/01/2015

ISBN : 9782919229079

Prix : 6€

Résumé

Ces adieux de Napoléon Bonaparte, écrits par l’empereur déchu en 1815, quelques semaines avant son ultime retour et bataille à Waterloo, en Belgique, correspondent à l’édition originale publiée chez la maison Dentu, en novembre 1848. Cette époque est très instable politiquement. En février 1848, une insurrection parisienne a contraint le roi Louis-Philippe Ier à abdiquer. La Deuxième République a été instituée et la Chambre des députés s’est formée en Assemblée constituante afin de doter la France d’une nouvelle constitution conforme au régime républicain. À l’automne 1848, la Constitution est votée, et l’on prépare activement l’élection présidentielle, où vont s’affronter plusieurs candidats, dont un certain Louis-Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon Ier. C’est à cette date que la maison Dentu, maison d’édition proche du courant royaliste, décide de publier ces adieux de Napoléon Bonaparte. Les écrits de l’empereur, édités pour la première fois, y sont annotés et commentés ; sous la plume critique de l’éditeur, on peut saisir toute l’animosité que celui-ci avait pour la famille Bonaparte et leur manière de considérer le pouvoir. Sans doute avait-il raison, puisque l’histoire nous apprendra que Louis-Napoléon Bonaparte sera élu président en décembre 1848, et que quatre ans plus tard, il fera un coup d’État, devenant — comme son oncle — empereur des Français, sous le nom de Napoléon III. « La campagne de Russie de 1812 fut le tropique de mon bonheur. Si je me trouvais vainqueur, je me voyais le vainqueur du monde. Je sais très bien que je pouvais me sauver du naufrage et être encore un homme assez à mon aise, mais il est de mon caractère de hasarder tout pour tout. Donc, il m'importe très peu d'être blâmé par ceux qui font consister leur bonheur dans la possession d'une partie de ce qu'ils avaient, n'ayant pu conserver le tout ; mais, moi, je veux tout ou rien. Des demi-mesures, des demi-souhaits, ne montrent que des demi-hommes. J'aime à gagner le gros lot, et je l'aurais gagné si une puissance plus qu'humaine ne s'y fût opposé ! »