La Mort de François Ravaillac

La Mort de François Ravaillac

Auteur(s) : Anonyme

Catégorie(s) : Histoire

Édition : Mazeto Square

Date de publication : 31/07/2017

ISBN : 9782919229550

Prix : 6€

Résumé

Quand Henri IV, protestant converti au catholicisme, monte sur le trône, les guerres de religion ensanglantent la France depuis bientôt trente ans. Sa priorité est d’instaurer la paix religieuse : en 1598, il y parvient, et il promulgue l’Édit de Nantes qui reconnaît officiellement le protestantisme. Si ce texte est remis en cause par les catholiques les plus fervents, et d’anciens ligueurs, le peuple dans sa majorité approuve les efforts faits par Henri IV pour faire cesser cette guerre civile. Aussi, l’assassinat du bon roi Henri, en 1610, fut un événement terrible qui marqua profondément les Français, que ce soit dans les campagnes, traditionnellement conservatrices, ou dans les grandes villes, comme Paris, réputées plus frondeuses. Les témoins de l’époque parlent d’ailleurs de « parricide » et non de « régicide » : « Meurtrière et cruelle lame, qui transperce nos âmes, lâchant la bonde de nos larmes, tu nous ravis notre père, notre protecteur et le bienfaiteur des Français. » François Ravaillac avait osé porter atteinte à la personne sacrée du roi. Son crime de lèse-majesté – extraordinaire – nécessita un procès, un jugement et un supplice extraordinaires eux aussi, qui marquèrent à leur tour des générations d’écoliers français. « À trois heures après midi, on lui prononce son arrêt. Il sort de la conciergerie en chemise, la Justice le suit de près. On le met et traine dans une charrette devant le parvis de Notre-Dame, pour là demander pardon à Dieu, au Roi et à la Justice ; mais son âme outrée de désespoir et sa langue parjure, est plutôt portée aux blasphèmes qu’à la repentance. Il passe sur le pont de Notre-Dame, on le mène en Grève : les exécuteurs de la Cour et de Paris, assistés de leurs serviteurs, le montent sur l’échafaud, qui était assez bas, le font étendre sur le ventre et le lient fort étroitement à des pilotis. Après, son bras meurtrier est brûlé jusqu’au coude, et réduit en cendres : à mesure qu’il se consommait, l’on jetait du plomb fondu dessus. Ses jambes et cuisses sont cautérisées de tenailles ardentes, sur ses plaies on y met du plomb et du souffre fondu. »