Lettre à la Jeunesse

Lettre à la Jeunesse

Auteur(s) : Émile Zola

Catégorie(s) : Histoire, Essai

Édition : Mazeto Square

Date de publication : 06/05/2019

ISBN : 9782380280005

Prix : 6€

Résumé

En 1897, trois ans après la condamnation du capitaine juif Alfred Dreyfus pour haute trahison, les preuves attestant de son innocence sont mises en lumière. Le traître, celui qui avait effectivement transmis des informations secrètes à l’Empire allemand depuis 1894, est le commandant Esterhazy. C’est lui qui a écrit le célèbre bordereau, pièce qu’on attribua à Dreyfus, et qui l’envoya en déportation sur l’île du Diable, en Guyane. La France se déchire…, une partie de l’opinion française – nationaliste et traditionaliste – voit dans cette affaire le signe d’un complot juif : le débat public quitte dès lors les rives de la vérité pour s’enfoncer dans l’antisémitisme. C’est à ce moment qu’Émile Zola, engagé dans la défense de Dreyfus depuis quelque temps, décide de publier sa Lettre à la jeunesse ; celle-ci paraît le 14 septembre 1897. S’adressant à une jeunesse qui ne semble pas comprendre l’enjeu de l’erreur judiciaire dont est victime Alfred Dreyfus, Émile Zola souhaite éveiller les consciences, et en appelle à l’amour de la justice qui jadis irriguait, selon lui, les veines des jeunes gens. Début 1898, les autorités militaires décident finalement de juger le commandant Esterhazy : celui-ci est acquitté. Face à tant d’incompréhensions, Émile Zola publiera alors son célèbre « J’accuse », dans le journal L’Aurore. « Ô jeunesse, jeunesse ! je t’en supplie, songe à la grande besogne qui t’attend. Tu es l’ouvrière future, tu vas jeter les assises de ce siècle prochain, qui, nous en avons la foi profonde, résoudra les problèmes de vérité et d’équité, posés par le siècle finissant. Nous, les vieux, les aînés, nous te laissons le formidable amas de notre enquête, beaucoup de contradictions et d’obscurités peut-être, mais à coup sûr l’effort le plus passionné que jamais siècle ait fait vers la lumière, les documents les plus honnêtes et les plus solides, les fondements mêmes de ce vaste édifice de la science que tu dois continuer à bâtir pour ton honneur et pour ton bonheur. »