Mémoire sur le paupérisme

Mémoire sur le paupérisme

Auteur(s) : Alexis de Tocqueville

Catégorie(s) : Histoire, Politique, Essai

Édition : Mazeto Square

Date de publication : 31/07/2017

ISBN : 9782919229543

Prix : 6€

Résumé

En 1835, Alexis de Tocqueville remet à la Société royale académique de Cherbourg un mémoire sur le paupérisme, sujet devenu préoccupant à cette époque en Angleterre et en France, et qui demeure néanmoins toujours d’actualité. Initialement, Tocqueville avait prévu de publier deux tomes : l’un sur les causes du paupérisme (présenté ci-après), l’autre sur les manières d’y remédier, mais ce second mémoire ne fut jamais publié. Si la pensée de Tocqueville a toujours été une référence importante pour les théoriciens du libéralisme, il est à souligner que les positions de celui-ci sont souvent pertinentes, puisque nuancées, et loin de toute vulgate partisane. Ainsi, dans ce Mémoire sur le paupérisme, si Alexis de Tocqueville s’oppose à la charité publique, qui selon lui développe l’oisiveté des plus pauvres, il pose néanmoins la question de la manière dont les richesses produites doivent être partagées entre les propriétaires des industries et leurs ouvriers. En ce sens, certains voient en Tocqueville un penseur prémarxien, même si ce dernier n’a jamais soutenu les théories socialistes naissantes, son amour de la liberté étant sans doute plus fort que son amour de l’égalité. « Jusqu’ici j’ai examiné les moyens lucratifs de la misère. Mais n’existe-t-il que cet ordre de moyens ? Après avoir songé à soulager les maux, ne serait-il pas utile de chercher à les prévenir ? Ne saurait-on empêcher le déplacement rapide de la population, de telle sorte que les hommes ne quittent la terre et ne passent à l’industrie qu’autant que cette dernière peut facilement répondre leurs besoins ? La somme des richesses nationales ne peut-elle continuer à augmenter sans qu’une partie de ceux qui produisent ces richesses aient à maudire la prospérité qu’ils font naître ? Est-il impossible d’établir un rapport plus fixe et plus régulier entre la production et la consommation des matières manufacturées ? Ne peut-on pas faciliter aux classes ouvrières l’accumulation de l’épargne qui, dans des temps de calamité industrielle, leur permette d’attendre sans mourir le retour de la fortune ? »