Testament, suivi du Testament de Marie-Antoinette

Auteur(s) : Louis XVI
Catégorie(s) : Biographie, Histoire
Édition : Mazeto Square
Date de publication : 05/01/2015
ISBN : 9782919229093
Prix : 6€
Résumé
Daté du 25 décembre 1792, ce testament d’un roi prisonnier a été rédigé à la Tour du Temple — forteresse parisienne aujourd’hui disparue — alors que le procès de la monarchie est en cours d’instruction par la Convention nationale. Depuis un mois, Louis XVI — redevenu Louis Capet pour le procureur de la Commune de Paris — tente de se défendre, difficilement, des crimes qu’on lui reproche ; c’est-à-dire trahison et conspiration contre l’État. Il vit cloîtré, dans un petit logement, séparé de sa famille, avec pour seule compagnie son valet de chambre et la visite de ses conseils. En ce jour de Noël, Louis XVI, homme qui fut toute sa vie très pieux, sait que son triste sort semble fixé. Il s’adonne alors à la prière, à la lecture et à la rédaction de ce testament. Nous comprendrons ainsi aisément, pourquoi, dans les pages qui vont suivre, il n’est point question d’évoquer la transmission de ses biens ; au contraire, ses dernières volontés, très spirituelles, adressées à Dieu, nous en apprennent un peu plus sur la personnalité de ce monarque, au destin particulier, pris malgré lui dans le sens de l’Histoire. Quant au testament de Marie-Antoinette, épouse de Louis XVI, il s’agit de l’ultime lettre qu’elle put adresser à sa belle-sœur — Madame Élisabeth — quelques heures avant son exécution, le 16 octobre 1793. « Au nom de la très-Sainte-Trinité, du père et du fils et du Saint-Esprit. Aujourd'hui, vingt-cinquième jour du mois de décembre 1792, moi, Louis seizième du nom, Roi de France, étant depuis plus de quatre mois renfermé avec ma famille dans la tour du Temple, à Paris, par ceux qui étaient mes sujets, et privé de toute communication quelconque, même depuis le 11 du courant, avec ma famille ; de plus, impliqué dans un procès dont il est impossible de prévoir l'issue, à cause des passions des hommes, et dont on ne trouve aucun prétexte ni moyen dans aucune loi existante ; n'ayant que Dieu pour témoin de mes pensées et auquel je puisse m'adresser, je déclare ici, en sa présence, mes dernières volontés et mes sentiments. »